Maladies des Poules

LES MALADIES DE LA POULE
  • Affections dues à des virus :

        * Maladies de Newcastle :
    Virus qui provoque des problèmes de toux, pertes d'appétit suivis de symptômes nerveux qui apparaissent en 1 ou 2 jours après les signes respiratoires sur les oiseaux. Ces symptômes comprennent une paralysie partielle ou complète des ailes et des pattes avec la tête baissée entre les pattes et des torticolis.
    A l'autopsie, présence de mucus dans la trachée avec broncho-pneumonie.
    Aucun traitement n'existe, d'où nécessité de vacciner les poussins et les futurs reproducteurs.

        * Bronchite infectieuse :
    Maladie due à un virus qui attaque l'appareil respiratoire, le rein et les ovaires, elle est très contagieuse et se transmet par voie aérienne.
    On observe des toux, éternuements puis un écoulement nasal.
    Cette bronchite peut se confondre avec la maladie de Newcastle sauf qu'il n'apparaît pas de symptômes nerveux.
    Il n'existe pas de traitement spécifique, on se contente de mettre un antibiotique pour limiter les complications.

  • Affections diverses :

        * Pasreurellose (choléra) :
    La bactérie est transmise par les déjections, les cadavres, les insectes, rats, aliments souillés.
    Cette maladie est favorisée lors de surpeuplement, variations brutales de température…
    A l'autopsie, lésions hémorragiques sur de nombreux organes (foie, rate, intestin..).
    Le traitement sera mis en œuvre surtout à partir d'un antibiogramme mais il est souvent décevant.
    Dans les élevages à risque, il est possible de vacciner.

       * Maladie de Marek :
    Due à un virus qui cause des tumeurs des nerfs, cette maladie se transmet par voie orale ou respiratoire, par l'intermédiaire des cellules mortes de la peau ou des plumes.
    Elle provoque de l'abattement, des paralysies plus ou moins graves progressive d'une patte que l'animal ne peut plus replier. Mais c'est une maladie qui peut s'attaquer à n'importe quel faisceau nerveux et peut tout aussi bien paralyser une partie du tube digestif ou s'attaquer au cerveau ou aux yeux ; elle ne se soigne pas quand elle est déclarée.
    A l'autopsie, tumeurs des nerfs périphériques (sciatique). Aucun traitement n'existe, seule la vaccination est possible préventivement.

       * Maladie de Gumboro :
    Due à un virus très résistant qui peut survivre plusieurs mois dans la litière et qui provoque une immunodépression.
    La transmission se fait par le soigneur, l'aliment, l'eau, les déjections et les vers.
    Elle provoque l'abattement, une baisse de la consommation alimentaire, de la diarrhée blanchâtre qui colle les plumes à l'anus, une démarche chancelante.
    La mortalité est faible (environ 10%), les animaux semblent guérir entre 5 et 7 jours mais présentent ensuite des troubles de croissance.
    A l'autopsie, lésions hémorragiques des membres et des pectoraux, foie décoloré, hypertrophie de la bourse de fabricius.
    Pas de traitement, seule la vaccination est possible, associée à de bonnes conditions d'hygiène.

       * Gale des pattes :
    Affection fréquente due à un acarien qui provoque un soulèvement des écailles des pattes puis une paralysie progressive ; elle est très contagieuse.
    Remèdes de grand-mère : bains de pattes avec de l'huile de vidange où appliquer du souffre mélangé à de l'huile.
    Aussi, l'huile de cade (répulsif) est souvent utilisée pour traiter ce même symptôme. Ce produit est en général commercialisé en pharmacie.
  • Les entérites parasitaires :
      Elles sont d'origine variée : parasitaires, infectieuses ou nutritionnelles, en rapport avec l'environnement et la conduite de l'élevage.
Leurs conséquences sont graves même si elles n'aboutissent pas forcément à une mortalité élevée : gaspillage alimentaire, carences d'utilisation, retard de croissance, pertes économiques, dégradation de l'environnement par souillure de la litière.
Parmi les entérites parasitaires, on distingue les coccidioses et notamment les vers pour lesquels je vais vous faire un petit exposé :

      * Les vers :
            Ils provoquent des retards de croissance et sont surtout des facteurs d'agression dans le métabolisme normal de l'oiseau ; ils préparent la voie à d'autres infections.

            - Ascaris :
            Vers de 5.5 à 7.5 Cm de long vivant dans l'intestin grêle. Chaque ver femelle pond environ 5000 œufs par jour.
Ces œufs peuvent résister plusieurs mois dans la litière ou à l'extérieur.
Une fois ingérés par le poulet, ils deviennent adultes en 30 jours environ.
Les signes observes sont de l'abattement, une maigreur extrême et de la diarrhée. Parfois, mortalités surtout chez les jeunes lorsque les vers en quantité trop importante entraînent une occlusion. À l'autopsie, les vers sont bien visible dans l'intestin.

            - Capillaires :
            Vers à l'aspect de cheveux très fins et visibles uniquement au microscope, ils sont présents au niveau du jabot, des intestins, du caecum.
Leur cycle nécessite un hôte intermédiaire (vers de terre) ; le poulet se contamine dès qu'il mange un ver de terre infesté.
Les capillaires provoquent des lésions considérables du jabot, de l'œsophage et provoquent un amaigrissement parfois très important.

            - Taenia :

            Plus de 11 espèces différentes infestent les volailles, la plupart sont visibles à l'autopsie, mais pas toutes.
Les segments issus des volailles doivent passe par un hôte intermédiaire (ver de terre, fourmis, insectes divers) pour être infectant. Par temps de chaud, le taenia se développe dans son hôte en 2 semaines.
On note de la faiblesse, du retard de croissance, parfois de la diarrhée.

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